le journal du gloppeur

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Mot-clé - précarité

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samedi, mars 31 2012

je suis de droite - selon Mélenchon

j'ai lu dans les Echos un article qui reprenait une proposition phare du Front de Gauche - le smic brut à 1700€ immédiatement. lors de son meeting à Lille, Mélenchon déclarait que quand on est de gauche et qu'on arrive au pouvoir, le smic, on l'augmente, ça fait partie des figures imposées. récemment, Hollande estimait - en réaction à la proposition de Mélenchon - qu'il faudrait quand même revaloriser le salaire minimum après concertation avec les organisations syndicales. le smic reste donc l'outil privilégié de la gauche traditionnelle pour agir contre la pauvreté et les inégalités.

plutôt que d'espérer le grand soir pour demain et la gueule de bois pour les jours suivants.. voici quelques pistes visant à améliorer la situation des personnes à moyen-long terme.

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mercredi, février 8 2006

Pourquoi je suis opposé au CPE

le CPE est un contrat catégoriel. Or le chômage n'est pas un problème des jeunes mais un problème global. On répondra que le taux de chômage des jeunes est plus élevé que la moyenne nationale. c'est vrai, mais c'est le cas dans tous les pays - y compris ceux qui ont un taux de chômage de 4%. Aurait-on idée de créer un contrat spécifique pour les femmes puisqu'elles sont également plus touchées par le chômage que les hommes? ou même créer un contrat de travail spécifique pour les personnes fraîchement (ou non) issues de l'immigration pour le motif qu'elles sont fortement touchées par le chômage?
C'est davantage la simplification et l'unification des contrats que la segmentation du marché du travail et la stigmatisation des plus touchés par le chômage qu'il faut favoriser.

Dans un contexte de finances publiques dégradées, la perte de ressources des organismes de Sécurité sociale - en raison de la suppression des charges patronales pendant 3 ans - met en danger l'édifice et risque de réduire la capacité de la collectivité à protéger les personnes les plus en difficulté.

L'existence d'une période d'essai de 24 mois (!) - pendant laquelle un employeur peut se séparer de son salarié sans avoir à fournir aucun motif - est proprement abusive. Au bout de 6 mois, un employeur doit être capable d'estimer correctement la productivité du salarié.
Le licenciement est de facto facilité mais il n'y a aucune contrepartie pour les entreprises. J'entends par là que leur comportement d'embauche ou de licenciement n'est pas modifié alors qu'il faudrait justement les inciter à embaucher (ou les désinciter à licencier).

Un bémol toutefois à ma position anti-CPE, un jeune pourra bénéficier d'allocations chômage après 4 mois (contre 6 auparavant), avoir accès au locapass sensé faciliter l'accès au logement. Mais si ces mesures vont effectivement dans le bon sens, le plan CPE ne résoudra pas le problème du chômage de masse français.

Bref, pour remporter la bataille pour l'emploi, il nous faut adopter un plan global, pas une panoplie de contrats qui ont vocation à jouer les rustines. il est nécessaire d'instaurer un contrat de travail unique et à durée indéterminée, de simplifier les procédures de licenciement tout en offrant une meilleure protection aux personnes, de réduire le coût du travail - qui exclut de l'emploi des travailleurs peu ou pas qualifiés - sans pour autant réduire le pouvoir d'achat des travailleurs les plus fragiles, favoriser la responsabilité sociale des entreprises via la taxation les licenciements et les inciter à augmenter les rémunérations de leurs salariés.