le journal du gloppeur

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samedi, décembre 6 2014

Transition vers un système de retraite alternatif

Après de longs mois d'inactivité, je reprends le fil sur la nécessité d'une réforme équitable de notre système de retraite. Dernièrement, j'avais développé l'idée d'un nouveau modèle composé de 2 piliers : le versement d'un revenu de base inconditionnel et la création pour chaque individu d'un livret d'épargne prévoyance (LEP) fiscalement incitatif.

Or le passage du système actuel à ce modèle alternatif n'est évidemment pas instantané, une transition de plusieurs années est nécessaire pour que les administrations puissent gérer la transition mais surtout pour que les individus puissent se préparer et adapter progressivement leurs comportements de consommation et d'épargne.

Durant la période de transition, et afin que les individus qui perçoivent les pensions les plus importantes ne voient pas leur niveau de vie chuter violemment, il conviendrait de faire converger progressivement la pension maximale vers l'actuel minimum vieillesse. Ainsi, sachant que les versements sur le LEP sont déduits du revenu imposable, les individus peuvent, s'ils le souhaitent, augmenter leur niveau d'épargne placée sur leur LEP, afin notamment de lisser leur niveau de consommation dans le temps.

Le moyen de lutter contre les inégalités et d'assurer la soutenabilité du système réside dans la modification des modalités d'indexation des pensions. Afin d'accélérer la convergence entre minimum vieillesse et pension maximale, le minimum bénéficierait d'une revalorisation égale à l'inflation, tandis que les pensions subiraient une érosion régulière et annoncée. Si chaque trimestre, on réduisait de 1% le montant des pensions, l'incitation à effectuer des versements sur le LEP serait relativement forte. Ce qui permettrait au système de réaliser des économies de ressources, sans mettre à contribution une fois de plus les actifs, et accessoirement de réduire les inégalités de niveau de vie au sein des inactifs retraités.

Le niveau relatif des pensions baisserait, en impactant davantage les retraités aisés que les retraités pauvres. Les uns voyant leur pension baisser progressivement au cours des trimestres, les autres profitant du fait que le minimum vieillesse garantit leur niveau de revenu réel, autrement dit leur pouvoir d'achat.

lundi, novembre 4 2013

political spectrum quiz

My Political Views
I am a center-left moderate social libertarian
Left: 1.01, Libertarian: 3.3



Political Spectrum Quiz

mardi, décembre 18 2012

l'éternelle nécessité de bidouiller ?

en politique, quand on est au gouvernement, on a tendance à annoncer des réformes. des réformes qui en appellent d'autres car bien souvent, les politiques mises en œuvre restent souvent insuffisantes. l'exemple du jour est - encore - celui des retraites. le gouvernement Fillon avait réformé le régime à la marge et on parle déjà du besoin de rouvrir le dossier pour limiter les déficits des caisses de retraite.

jusqu'à présent, les gouvernements ont cherché la facilité. le gouvernement Jospin avait redistribué la "cagnotte" en baisse d'impôts pour relancer ce qui n'avait pas besoin de l'être, sans chercher à réduire la charge de la dette pour les générations futures. le gouvernement Fillon avait allongé la durée de cotisation des actifs pour modérer l'augmentation des déficits des caisses de retraite, sans chercher à rendre l'équilibre obligatoire. les gouvernements donnent l'impression de faire le service minimum, de bidouiller ce qui peut l'être et de reporter à plus tard ce qui peut l'être... alors qu'on attendrait d'eux qu'ils s'attaquent aux problèmes, qu'ils cherchent des solutions durables, quitte à modifier en profondeur le système existant.

sur l'Expansion, on peut lire :

A l'horizon 2020, le Conseil d'orientation des retraites (COR) prévoit un déficit compris entre 20,1 milliards et 24,9 milliards, en fonction des scénarios économiques. Pour revenir à l'équilibre en 2040, il faudrait que le taux de chômage descende à 4,5%, contre 10% actuellement, et que la croissance progresse de 2% par an. C'est le scénario rose. Dans le scénario noir - un taux de chômage à 7% et une croissance de la productivité limitée à 1% par an, plus conforme à la réalité actuelle- le déficit dépasserait les 100 milliards en 2060.

[...]

A l'horizon 2060, dans le scénario central (taux de chômage de 4,5% et hausse de la productivité de 1,5%), il faudrait soit relever le taux de cotisation de 6,2 points, soit baisser le rapport entre la pension moyenne et le revenu moyen de 25%, soit relever l'âge effectif de départ de cinq ans, ce qui le porterait à 69 ans. Ces projections serviront de base de travail pour le gouvernement et les partenaires sociaux en vue d'une nouvelle réforme des retraites en 2013. Les choix s'annoncent douloureux.

on notera qu'une fois de plus, la proposition du COR, comme du gouvernement quand il annoncera sa proposition se réduira à bidouiller un ou deux paramètres du système (durée de cotisation, taux de cotisation, ratio pension moyenne / salaire moyen).

je ne vais pas m'étendre sur le scenario noir évoqué par le COR, ou alors juste pour dire qu'on peut trouver "plus noir que noir". la fin de l'énergie à pas cher et la destruction du capital naturel qui nous environne font que mon pronostic en terme de croissance économique se situe plutôt en dessous de zéro. quant à un taux de chômage réduit de moitié, on se demande comment faire pour l'atteindre sans engager des réformes en profondeur..

si dans quelques années, on se rend compte que la croissance économique n'est pas au rendez-vous, on rejouera ce même spectacle. mais peut-être qu'alors, les actifs refuseront de jouer la même pièce et exigeront une fin alternative. le problème, c'est que plus on retardera la réforme systémique, plus la transition sera socialement pénible et politiquement coûteuse.

lundi, juin 4 2012

contre l'effet rebond : la taxe ou le quota

j'écrivais récemment que pour améliorer le niveau de vie des travailleurs pauvres, il valait mieux isoler leurs logements que d'augmenter le taux du salaire minimum. évidemment, cette proposition qui vise à améliorer l'efficience énergétique a pour objectif de soulager la contrainte qui pèse sur le budget des ménages mais elle ne constitue pas une réponse complètement satisfaisante.

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samedi, mars 31 2012

pour une protection sociale alternative

j'ai écrit précédemment que le système des retraites - tel qu'il existe en France - me parait peu satisfaisant au regard de la justice sociale et de la liberté individuelle. alors, je me suis essayé à un petit travail d'imagination. plusieurs options sont envisageables :

  • le statu quo - avec le maintien de l'assurance sociale obligatoire - peu satisfaisant.
  • le laisser-faire total - pas plus satisfaisant que le statu quo dans la mesure où il risque d'accroître les inégalités sociales et le taux de pauvreté.
  • ..ou un système qui reconnaisse la capacité des individus à être autonomes à condition qu'on leur en donne les moyens.. c'est cette option que je vais exposer ici.

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je suis de droite - selon Mélenchon

j'ai lu dans les Echos un article qui reprenait une proposition phare du Front de Gauche - le smic brut à 1700€ immédiatement. lors de son meeting à Lille, Mélenchon déclarait que quand on est de gauche et qu'on arrive au pouvoir, le smic, on l'augmente, ça fait partie des figures imposées. récemment, Hollande estimait - en réaction à la proposition de Mélenchon - qu'il faudrait quand même revaloriser le salaire minimum après concertation avec les organisations syndicales. le smic reste donc l'outil privilégié de la gauche traditionnelle pour agir contre la pauvreté et les inégalités.

plutôt que d'espérer le grand soir pour demain et la gueule de bois pour les jours suivants.. voici quelques pistes visant à améliorer la situation des personnes à moyen-long terme.

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mardi, juin 21 2011

à quoi bon subventionner les énergies renouvelables ?

l'industrie aéronautique et le secteur aérien ont connu une croissance importante depuis le début du 20e siècle. grâce ou à cause de la générosité de l'Etat et des collectivités : exonération de taxe sur le kérozène pour les compagnies aériennes, subventions de fonctionnement et d'investissement pour le maintien de l'activité aéroportuaire, subventions d'exploitation pour l'ouverture ou le maintien de lignes aériennes, etc. Et si ça ne suffit pas à équilibrer les comptes, on fait comme le Conseil général de la Marne et on allonge près de 10M€ supplémentaires en 2011.
généralement, il est admis que la collectivité doit soutenir financièrement les activités émergentes pour assurer leur "décollage". le problème, c'est que le secteur qui bénéficie d'un avantage fiscal fait pression pour que les aides soient pérennisées et il est politiquement plus facile de voter le maintien d'une aide que sa suppression..

[sans transition] c'est ce qui m'incite à penser qu'on doit être particulièrement attentif à la gestion des finances publiques. prenons l'exemple de la filière photovoltaïque. elle est soutenue fiscalement (via un crédit d'impot) et bénéficie également d'un tarif de rachat attractif permettant de relever le taux de rendement de l'investissement. quand le gouvernement décide de réduire la voilure des aides à cette filière, on entend les cris du lobby du solaire. évidemment, cette décision va ralentir sérieusement le développement de la filière. en fait je m'interroge sur l'intérêt de subventionner le solaire par exemple quand on subventionne aussi l'éolien et plus largement encore le nucléaire.
  • subventionner davantage le nucléaire que les renouvelables, c'est lui fournir un avantage en réduisant son prix relatif.
  • subventionner également les différentes filières, ne fournit d'avantage évident à aucune mais réduit artificiellement le prix de l'énergie et donc l'intérêt de réaliser des économies d'énergie.
alors au final, est ce qu'on n'aurait pas plutôt intérêt à relever fortement les prix relatifs de l'énergie nucléaire et des énergies fossiles - par la taxation ou l'instauration de quotas négociables - en vue de leur sortie progressive.. et de réévaluer dans la foulée l'utilité de subventionner les énergies renouvelables ?..

jeudi, mars 10 2011

un tarif social pour l'essence ?

Depuis mon adhésion aux V, il y a 6 ans, j'ai pu changer d'état d'esprit, voir évoluer ma pensée..

Par exemple, à présent je doute qu'on puisse être tout à fait honnête et annoncer aux électeur-ice-s qu'avec des écologistes aux manettes, les gens vivraient mieux demain qu'aujourd'hui.. Car vu l'état du monde, la vitesse à laquelle notre organisation sociale dégrade l'environnement que nous habitons et consume le stock de ressources non renouvelables, j'imagine difficilement comment on pourrait retrouver au lendemain de notre victoire électorale - ou même 10 ans plus tard - un environnement de qualité au minimum équivalente à celle que l'humanité a connu au début de l'ère industrielle.

Le système climatique est une mécanique complexe et les gaz à effet de serre peuvent faire effet pendant des décennies avant d'être digéré. Les déchets nucléaires ont des durées de vie de plusieurs milliers d'années et ceux que nous produisons depuis 40 ans s'accumulent au rythme de notre consommation d'électricité. Les réserves d'eau potable, les nappes phréatiques sont aujourd'hui contaminées par les pesticides et les engrais de synthèse qui se sont infiltrés dans le sous-sol et cette eau restera polluée pendant des décennies même si demain on passait tout en biologique. En s'attaquant à notre environnement, on a réduit sa capacité de recyclage et de régénération. Il nous faudra bien plus qu'un ou deux mandats pour que notre société soit soutenable. Et même, d'ici là, on aura connu les millions de réfugiés climatiques, de victimes de la guerre et de l'expulsion pour l'accès aux ressources, etc.

En clair, j'ai pris conscience que le monde va plus mal que je ne l'imaginais ou plutôt que je voulais bien le reconnaître. ça explique sans doute le fait que je sois devenu plus radical ou plus critique par rapport aux politiques qui ne nous invitent pas à emprunter le chemin de la soutenabilité.

Où je veux en venir ?..

Ah oui, j'ai été surpris ce matin en lisant dans les média qu'Yves Cochet proposait l'instauration provisoire d'un tarif social pour l'essence - comme il en existe un pour l'électricité ou les télécoms - c'est à dire que la consommation de carburant des pauvres soit subventionnée.

Est-ce que je suis psycho-rigide quand je dis que cette mesure risque de contribuer davantage à l'effet de serre plutôt qu'au bien-être des pauvres à long terme ?

  1. Je suis persuadé que le comportement des gens est influencé par le signal-prix. En rendant plus onéreux l'usage d'une ressource, elle tend à être moins utilisée. Inversement, quand on subventionne la consommation d'une ressource, on tend à en augmenter sa consommation et à rendre les bénéficiaires dépendants, addicts.
  2. Instaurer une telle subvention parce que le prix de l'essence atteint un niveau élevé est une mesure insoutenable dès lors qu'on anticipe des prix futurs bien plus élevés. Si comme proposé, on plafonne le tarif social pour l'essence à 1,5E le litre et que le prix sur le marché atteint 2,5E, l'État dépensera 1E pour chaque litre d'essence consommé par les pauvres. le coût de cette politique sera d'autant plus important que le pétrole sera cher, limitant ainsi notre capacité à transformer la société. 
  3. Et je ne comprends pas non plus le caractère provisoire de cette mesure. Une politique juste aujourd'hui ne peut être injuste demain, et inversement. Au-delà de cet aspect, si les prix continuent à grimper et qu'on supprime le tarif social d'ici un an ou deux, la hausse ressentie par les pauvres n'en sera que plus violente...

Si on veut améliorer le quotidien des pauvres, il est sans doute préférable de verser une allocation à ceusses qui n'utilisent justement pas la voiture et d'offrir une alternative à ceusses qui l'utilisent. Et n'oublions pas que l'abaissement des vitesses limites autorisées permet de réduire la consommation de carburant et le risque d'accident de la route.

mardi, janvier 25 2011

pour le vote préférentiel

Le mode de scrutin façonne la représentation politique, structure le paysage dans les assemblées. Les écolos prônent - avec d'autres - depuis longtemps l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel afin que le plus grand nombre soit représenté dans les assemblées. Sous couvert de mur infranchissable par le FN, le PS et l'UMP sont plutôt favorables au statu quo, leur permettant ainsi de préserver la place de leurs "grands élus".

Sans m'attacher à ce qui existe déjà, un petit travail d'imagination : Est-il possible de concilier scrutin uninominal, représentation proportionnelle et strict respect de la parité femme-homme ?

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samedi, septembre 11 2010

la faim, la spéculation et la politique

dans une dépêche toute chaude, Bruno Le Maire - ministre de l'agriculture de Sarkozy-Fillon - reprend les positions de notre trop cher président, qui souhaite réduire la spéculation qui peut exister sur le marché des matières premières - agricoles dans le cas présent.

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mercredi, septembre 1 2010

le repas gratuit n'est pas toujours juste

il y a un moment que je voulais aborder la question de la gratuité. avec le mouvement anti-LRU, on a vu fleurir les appels à la gratuité de l'enseignement supérieur. au cours de la campagne pour la présidentielle 2007, un bras droit de Bayrou avait fait voter dans sa commune la gratuité des déjeuners pris dans les cantines scolaires. l'éventail des domaines visés par la gratuité est large : des soins médicaux à l'enseignement supérieur en passant par les transports en commun et l'entrée aux musées. tout y passe ou presque.

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jeudi, juin 24 2010

régime de retraite : foutu caractère !

dans un billet précédent, je m'interrogeais un peu rapidement sur l'équité de notre système de retraite. le dossier des retraites n'étant pas réglé une fois pour toute, j'ai décidé d'y revenir, de coucher quelques réflexions.

dans les grandes lignes et même s'il a fait l'objet de quelques retouches plus ou moins marginales - avec l'instauration d'un minimum vieillesse en 1956 - le système français reste marqué par :

  • son mode de financement, par répartition non pré-financé. avec l'allongement de l'espérance de vie, l'augmentation tendancielle du ratio de dépendance de la population inactive par rapport à la population active pose la question de la charge croissante qui pèse sur la population active. le gouvernement peut choisir - sans toucher au système - d'augmenter les prélèvements sur le travail, de réduire le niveau des pensions ou/et d'allonger la période de vie active.
  • son caractère public. c'est l'objectif affiché de maîtrise de l'équilibre financier des comptes sociaux qui a poussé les derniers gouvernements à modifier les paramètres du système (taux et durée de cotisation, niveau de pension).
  • son caractère obligatoire. le système contraint les individus à travailler et à cotiser pendant n trimestres pour leur assurer un revenu jugé acceptable quand ils cesseront leur activité professionnelle.
  • son caractère contributif. le niveau des pensions dépend du niveau des contributions versées pendant la vie active. conséquence : les personnes qui ont des salaires faibles, qui ont connu des périodes de chômage ou expérimenté le job de femme au foyer toucheront des pensions réduites au minimum contributif ou au minimum vieillesse.

plusieurs éléments me font douter de la justice sociale du système actuel :

  1. dans la mesure où je doute de la capacité des futurs gouvernements à assurer les engagements pris par les précédents. déjà, le gouvernement en profite pour changer les règles en cours de jeu. on peut légitimement s'inquiéter de la viabilité-stabilité du système de retraite, du fait d'avoir un jour droit à une pension de retraite. c'est un élément qui me pousse à épargner davantage en vue d'un avenir très incertain, et donc à ne pas rejeter toute idée de régime par capitalisation.
  2. la question de l'équité entre la retraite d'un cadre et la retraite d'un ouvrier est un classique du genre. le cadre perçoit une pension supérieure et pendant une période plus longue que l'ouvrier. dans ces conditions, il serait peut-être plus équitable de laisser l'ouvrier - et le cadre - choisir entre la perception mensuelle d'une pension ou le versement d'un capital équivalent à la somme actualisées des cotisations versées au cours de sa vie active.
  3. le caractère obligatoire me pose problème dans la mesure où il s'apparente à une forme de paternalisme social, l'Etat imposant un cadre dans lequel les individus doivent se plier pour pouvoir avoir droit à une pension de retraite. ainsi sans cette obligation à travailler n trimestres, nous serions incapables de préparer notre retraite..

bref, le système actuel me semble plutôt psychorigide, manque de souplesse et de justice sociale..

mardi, décembre 8 2009

L'échec du marché ou la responsabilité du politique ?

Hervé Kempf est un journaliste engagé qui penche fort du côté des écologistes. Il est publié sur Le Monde ainsi que sur son site web : reporterre.net. Il est également l'auteur de plusieurs livres comme "comment les riches détruisent la planète". Pourtant, même s'il n'est pas aisé de critiquer une personne lue et reconnue par une large partie des écolos, je tenais à réagir à son papier du 1er novembre dernier : Le marché des fous.

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jeudi, décembre 3 2009

urgence climatique - quand Mélenchon brille il faut le dire

il y a 2/3 jours, j'ai reçu de plusieurs personnes un communiqué du Réseau SdN demandant "aux eurodéputés d'Europe écologie de revenir sur leur vote en faveur d'une résolution favorable au nucléaire". certains mails et articles allaient jusqu'à mentionner le fait que Jean-Luc Mélenchon s'était - lui - opposé au vote de cette résolution. depuis, un article est paru depuis sur le site des europarlementaires EE afin d'exposer les raisons de leur vote.

c'est facile d'accuser les écologistes de retourner leur veste et ainsi de démolir une réputation acquise depuis longtemps sur le terrain, dans les manifs, dans les assos comme au sein des V. c'est facile, ça coûte pas grand chose et ça peut rapporter des voix. le NPA et le PdG qui ne font pas dans la dentelle n'ont pas tardé à diffuser à donf' sur internet sans plus d'information.

si le vote du groupe V/ALE fait débat (culture du compromis ou culture de la contestation ?), il a au moins le mérite d'être mis sur la table et expliqué. ce n'est pas le cas de Mélenchon qui se vante sur son blog d'avoir voté contre l'adoption de cette résolution alors que quelques minutes plus tôt, il refusait de voir la filière nucléaire exclue du Mécanisme de développement propre. d'un côté la transparence et la responsabilité, de l'autre l'incohérence et l'opacité..

oh, je sais ce que vous allez dire, je suis méchant avec Mélenchon. bon, c'est vrai que je l'apprécie peu mais je peux aussi reconnaître qu'il est capable porter des propositions intéressantes.

tenez, le jour même du vote sur la résolution sur le Sommet de Copenhague, il déclarait dans le cadre du débat parlementaire :

La vraie solution réside dans la création d'un service public européen des transports aériens.

intéressant.. vous ne trouvez pas ? ;-)

jeudi, novembre 19 2009

bouclier fiscal : je suis pour !

adopté sous Chirac-Villepin en loi de finances 2006, le bouclier fiscal garantissait aux foyers fiscaux de ne pas devoir verser plus de 60% de leurs revenus au titre des impôts directs. en 2007, notre trop cher président et sa majorité conservatrice ont fait plus fort encore : pas plus de 50% en intégrant en plus la CSG et la CRDS.
aujourd'hui, avec la récession et la forte dégradation des finances publiques - gonflement de la dette publique - les critiques d'un tel mécanisme se font plus nombreuses, y compris au sein de l'UMP et avec parfois un penchant certain pour l'hypocrisie quand Villepin s'improvise défenseur de la justice sociale.

parenthèse : on devrait s'en réjouir... mais d'un autre point de vue, c'est peut-être là encore un signe de plus de la myopie des responsables politiques. il mènent volontiers des politiques sont prêts à réduire la pression fiscale quand l'économie tourne, prêts à l'augmenter quand elle est grippée - on parle de politiques pro-cycliques dans la mesure où elles amplifient les variations de l'activité. alors qu'il faudrait au contraire privilégier des politiques contra-cycliques, c'est à dire refroidir l'économie quand elle s'emballe et soutenir l'activité quand elle faiblit.


enfin, tout ça pour dire que du côté de l'UMP et de ses satellites, le dogme issu de Laffer est toujours bien ancré. Laffer ?

Arthur Laffer expliquait que si l'Etat fixe un taux d'imposition sur le revenu égal à 0% ou 100%, les recettes seront nulles respectivement en raison de l'absence totale de pression fiscale et de la désincitation totale à travailler. et que quelque part entre ces deux extrêmes, il doit exister un taux d'imposition optimal qui maximise les revenus de l'Etat.

tout le discours des conservateurs consistant alors à dire que le taux effectif est excessif puisque supérieur au taux qui leur semble optimal et qu'on y gagnerait tou-te-s à baisser encore davantage la pression fiscale.
pour autant, l'hypothèse de départ de Laffer n'est pas idiote : si la collectivité captait 100% de mon salaire, j'arrêterais tout simplement de travailler ou de le déclarer. alors plutôt que de supprimer le bouclier fiscal, pourquoi ne pas le porter à 100%. ;P

samedi, février 14 2009

ta bagnole + rapide que mon vélo ?

il y a quelques semaines, Reims accueillait un évènement un peu particulier ; des centaines de vieilles bagnoles ayant participé au rally Monte-Carlo s'exhibaient avant de prendre le départ et de brûler du pétrole sur des centaines de km juste pour le fun. bref, l'occasion de causer un peu de la vitesse généralisée, histoire de remettre la bagnole à sa place.

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mardi, janvier 22 2008

équitable notre système de retraite ?

avec les rustines-réformes successives des retraites, on doit s'interroger sur l'équité du système. ce mois-ci, l'INED publie une note sur la "double peine" des ouvriers : plus d'années d'incapacité au sein d'une vie plus courte (pdf). on y apprend notamment qu'à 35 ans, l'espérance de vie des cadres hommes est supérieure de 6 ans à celle des ouvriers hommes..

bien entendu, il n'est pas question de flinguer les cadres pour réduire l'injustice faite aux ouvriers.. la question que je me pose, c'est de savoir s'il est équitable de faire cotiser pendant une durée égale deux populations inégales devant la mort.
l'inéquitable serait que les ouvriers contribuent davantage - en raison de leur moindre espérance de vie - au financement des retraites des cadres que l'inverse.

quelles pistes pour rendre le système plus équitable ? j'en causerai plus en détail et bientôt mais pour vous mettre sur la voie.. un système de retraite par capitalisation couplé à l'instauration d'un revenu universel me semble une piste intéressante ;-)

vendredi, décembre 7 2007

l'éco-pastille est-elle juste ?

lu dans la presse en ligne :
L'éco-pastille automobile se précise. A partir du 1er janvier 2008, l'achat d'une voiture neuve trop polluante entraînera une taxe de 200 à 2.600 euros selon le niveau de CO2 émis, "le malus" écologique, annoncent mercredi les ministères de l'Ecologie, de l'Economie et du Budget. A l'inverse, dès ce mercredi, les acheteurs de voitures peu polluantes bénéficieront d'un bonus allant de 200 à 1.000 euros qui pourra être cumulé avec une "prime à la casse" de 300 euros.

Lors des conclusions du Grenelle de l'environnement le 25 octobre, Nicolas Sarkozy avait proposé "une taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants". Cette taxe permettrait "de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d'un véhicule propre", avait-il indiqué.
on pourrait s'en réjouir, les voitures les plus polluantes seront plus taxées que leurs petites soeurs moins énergivores. pourtant, cette double mesure ne me satisfait pas.

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mercredi, août 1 2007

journalisme peopolitique

les présentateurices de JT se trempent les pieds jusqu'aux hanches en couvrant des sujets dignes de Voici/Gala/VSD.
au 20h, on nous informe que selon Vanity Fair, Nicolas Sarkozy est une des personnalités les mieux habillées au monde et rejoint ainsi Brad Pitt, Angelina Jolie et David Beckham.
un peu plus tard, on apprend que François Fillon et JL Borloo passeront leurs vacances en Toscane - on ignore encore s'ils partent ensemble - pendant que la petite famille Sarkozy séjournera dans un lieu tenu secret aux Etats-Unis ou au Canada.

pendant ce temps, à la Bourse du Travail de Lille où je suis passé hier aprem, 169 sans-papiers - dont 56 grévistes de la faim - ont été interpellés ce matin et emmenés dans des fourgons de la police. une trentaine de cars de CRS pour empêcher la presse d'approcher et le préfet de déclarer que les sans-papiers se moquent du dialogue et que l'accord conclu en 2004 pour la régularisation de 500 sans-papiers n'a plus de valeur. ce sujet n'a pas été traité.

cherchez l'erreur.

mardi, juillet 3 2007

pourquoi la franchise n'est pas toujours injuste

il y a quelques semaines, j'exprimais mon hostilité à l'instauration d'une franchise forfaitaire sur les dépenses de soins. je reviens sur le sujet pour nuancer clarifier ma position et expliquer en quoi la franchise forfaitaire est injuste mais aussi pourquoi toute franchise n'est pas toujours injuste.

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